Twitter Facebook Google Plus Linkedin email Imprimer Pdf

||| BIG DATA / CYBERSECURITY / HPC / M2M

Les lois de la robotique… et les moyens de les appliquer

Le 29 aout 2014 par Pierre Picard

Dans les années 1940, l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov définissait trois lois de la robotique.

Les robots sont souvent présentés comme hostiles et malfaisants, dans la lignée des Frankenstein et autres monstres. Dans les années 1940/1950, il était temps de remettre un peu d’ordre dans tout cela ! Les trois lois de la robotiques définies par Isaac Asimov ont été ainsi déclinées :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

Evidemment, on peut se dire qu’on est assez loin de voir le jour où les robots vont manipuler les hommes, comme le fait le robot HAL du film 2001 l’Odyssée de l’Espace, que nous avons donc du temps devant nous pour mettre en œuvre ces fameuses lois.

En réalité, avec l’apparition des supercalculateurs, nous avons déjà dû commencé à rédiger des lois contrôlant les robots.

Ainsi, le 6 mai 2010, la Bourse de New York s’effondrait brutalement. Près de 1000 milliards de dollars disparaissait, sans raison apparente. La cause : des ordinateurs ultra-puissants et ultra-rapides dotés d’un programme « fou ». Une première loi est née : Depuis ce jour, des systèmes de suspension automatique de la Bourse ont été mis en place en cas de chute brutale des cours.

Plus récemment, il y a quelques jours, la SEC décidait d’encadrer le trading haute fréquence – ces logiciels tout à fait intelligents tournant sur des supercalculateurs et passant automatiquement des ordres de bourse. Aux USA, les traders haute fréquence ont en effet désormais l’obligation de s’enregistrer auprès de la SEC. Pour l’instant, le régulateur n’a pas décidé de leur imposer une vitesse limite. Mais on les soupçonne d’être utilisés pour manipuler les cours. Reste que pour le prouver, il faudrait que la « police » de la bourse dispose d’outils encore plus performants que ceux dont disposent les traders haute fréquence pour partir à leur poursuite et analyser toutes les transactions…

Autrement dit bâtir des lois ne suffira pas à stopper les machines qui se rebelleraient contre l’homme : il faudra que les entités chargées de faire appliquer ces lois en aient les moyens. Car s’il n’y a pas de société sans loi, il n’y a pas de loi sans sanction… Avec ou sans robots.

Crédit photo : © jim – Fotolia.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*