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Temps réel pour les soirées électorales à Toulouse

Publié le 24 juillet 2014 par Pierre Picard

Pour collecter et publier les résultats au fil du dépouillement, la mairie de Toulouse a confié à Bull la conception et le développement d’une solution décisionnelle adaptée aux enjeux d’une élection moderne.

Les élections sont un moment fondamental dans la vie d’une collectivité, et aussi un évènement durant lequel l’information doit être traitée avec une précision et une rapidité maximales.

Quatrième ville de France avec près de 450 000 habitants, Toulouse est aussi la plus grande à ne pas être découpée en arrondissements électoraux, dont le dépouillement parallèle accélère la publication des résultats. Mécaniquement, elle est donc parmi les dernières du pays à pouvoir publier ses résultats les soirs de scrutin. Or, les exigences de la vie politique et de la vie médiatique réclament des chiffres de plus en plus tôt.

Avec le concours de Bull, son partenaire en Business Intelligence, le service Études et applications de la direction des Systèmes d’information de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine Toulouse Métropole a développé un dispositif pour le traitement et la consolidation des scrutins électoraux dont la première exploitation a été les élections municipales. Cette solution permet de remonter et de diffuser au fil de l’eau les décomptes relevés dans les 249 bureaux de vote de la ville, et de donner ainsi en temps réel des indications sur le résultat du scrutin.

Le décisionnel spécifique des collectivités
Mutualisé entre la mairie et la communauté urbaine de Toulouse, le service Études et applications est chargé de la conduite des projets d’informatisation et du support des applications. Son périmètre couvre notamment le décisionnel, avec trois volets : l’édition applicative, le reporting et le pilotage. « Les collectivités locales ont des dizaines de métiers, aux besoins très variés. La gestion des inscriptions en crèche n’a rien à voir avec la maintenance du parc de véhicules ou le suivi réglementaire des chiens dangereux. Nous n’avons donc pas, comme beaucoup d’entreprises, un grand data warehouse cœur de métier, mais une multitude de sources de données que nous consolidons pour publier les états, les rapports et les tableaux de bord nécessaires aux services de nos collectivités », précise Michel Rapatel, chef du service Études et applications à la DSI de la communauté urbaine Toulouse Métropole et de la mairie de Toulouse.

Dans ce type de démarche, où le décisionnel joue aussi un rôle applicatif, le nouvel outil électoral a été développé en remplacement d’un système vieillissant. Il récupère des données d’origines diverses (résultats du scrutin en cours, données de participation et de dépouillement, historiques des élections antérieures), les centralise dans un infocentre, puis, de là, alimente la procédure officielle, d’une part, et la diffusion contrôlée des résultats, d’autre part. Établie par le ministère de l’Intérieur, la procédure réglementaire exige notamment des remontées de participation en cours de journée, la transmission automatisée des résultats à la préfecture et l’édition de procès-verbaux à contresigner.

Des tableaux de bord en temps réel pour suivre les résultats
Bien avant que les chiffres définitifs ne soient établis, l’outil répond aussi à la demande d’information du management de la collectivité et du public. Tous les cent bulletins dépouillés, les bureaux communiquent leurs résultats partiels, qui sont agrégés dans l’infocentre et mis en forme dans des tableaux de bord.

Ces tableaux de bord détaillent en temps réel la tendance des résultats provisoires qui sont pondérés grâce à l’affichage de la quantité et de la représentativité des bureaux de vote lors du dépouillement. Le tableau de bord permet également de choisir un découpage électoral et d’analyser les données en les mettant en perspective avec les données de scrutins précédents. Les tableaux de bord donnent les résultats définitifs à l’issue du scrutin. Pour éviter toute interprétation erronée, la mise en forme est adaptée au public visé  : grand public, presse et décideurs municipaux pour la version la plus complète. Croisées avec le système d’information géographique (SIG), les données peuvent également être visualisées sur une carte. Enfin, des flux permettent de transmettre les résultats définitifs aux médias au fur et à mesure de leur arrivée (site toulouse.fr, La Dépêche du Midi).

Pas de droit à l’erreur
Conçue et développée avec l’aide de Bull, cette application, appelée à fonctionner ponctuellement, n’avait pas le droit à l’erreur malgré la difficulté de la tester préalablement en vraie grandeur. Lors des scrutins électoraux de 2014 (élections municipales, européennes et législatives partielles), elle a non seulement répondu présente, mais, avec les premières remontées de 73 bureaux seulement, elle donnait déjà les résultats à 0,5 % près. Néanmoins, le système reste très sensible aux conditions du scrutin (participation, découpage électoral, nombre de candidats).

« Nous ne sommes ni sondeurs, ni statisticiens, mais des corrections arithmétiques doivent nous permettre d’affiner le calcul des tendances », souligne Michel Rapatel, qui apprécie la collaboration de Bull : « L’équipe de Bull a associé compétence technique, rigueur et réactivité, d’abord pour assimiler les spécificités du processus électoral, puis pour renforcer la performance du système entre les deux tours. Nous avons désormais une solution décisionnelle temps-réel qui répond bien au besoin d’information d’aujourd’hui. ».

Crédits Photos : Fotolia

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