Twitter Facebook Google Plus Linkedin email Imprimer Pdf

||| BIG DATA

Savoir donner du sens aux données

Le 23 juillet 2014 par Jérôme Sandrini, directeur plates-formes Cloud & Big Data, Bull

Avec son nouveau plan de développement « One Bull », le Groupe informatique Bull se réorganise pour se recentrer autour du Cloud et du Big Data.
Jérôme Sandrini, directeur plates-formes Cloud & Big Data explique ces nouveaux enjeux.

Bull a annoncé une nouvelle orientation stratégique du Groupe misant sur le cloud et le big data. Pourquoi ? Comment ?

Jérôme Sandrini - Il a fallu 40 ans à l’ordinateur pour se développer, 20 ans pour le téléphone mobile, 3 ans pour les réseaux sociaux, 6 mois pour les tablettes tactiles. Voyez la vitesse à laquelle on est passé de la 3G à la 4G, et on parle déjà de la 5G. Environ 90% des données disponibles dans le monde ont moins de deux ans. La montée en puissance des objets connectés générera des trillions d’informations. Selon nos estimations, le taux de croissance moyenne annuelle du Cloud devrait être de +17% sur la période 2014-2017, celui du Big Data de +27%.

Tout cela crée un nouveau challenge pour les entreprises : comment traiter efficacement, rapidement et avec sécurité un très grand nombre de données, comment les analyser intelligemment et leur donner du sens ? Seules, elles n’y parviendront pas. Il faut de nouveaux matériels, de nouveaux systèmes, de nouveaux logiciels, de nouvelles compétences. Bull est historiquement un fabricant de serveurs de haute performance capable de stocker et de traiter un très grand nombre de données, un expert dans la maîtrise des intégrations de sources complexes, il est connu pour sa maîtrise des problèmes de sécurité informatique, ce dernier point étant de plus en plus capital. Il était naturel que Bull évolue vers les services Cloud et du Big Data, c’est-à-dire vers l’intelligence des données. Désormais, Bull intervient sur toute la chaîne de valorisation de la donnée (quitte à nouer des partenariats pointus), depuis la collecte jusqu’à la visualisation, en passant par la gestion, l’archivage, la sécurisation, l’analyse des données, la restitution, tout en améliorant l’empreinte carbone de cette chaîne d’informations.

Comment voyez-vous l’évolution du marché du Cloud et du Big Data depuis un an ?

Jérôme Sandrini - 2012 peut être vue comme une phase d’évangélisation, 2013 comme une année d’éducation du marché. Tous nos clients se posaient alors beaucoup de questions sur les solutions Big Data et leur migration vers le Cloud. Les entreprises avaient besoin qu’on leur explique ces nouvelles architectures technologiques inventées par les géants de l’Internet et la valeur qu’elles allaient pouvoir générer pour l’entreprise. Un an plus tard, le marché a gagné en maturité. Les entreprises se lancent dans de vrais projets, avec de vrais budgets, à la demande de leurs directions métiers (marketing, projets spéciaux…).

Nous intervenons, par exemple, auprès du Stade Toulousain, un club de rugby de dimension européenne ayant une approche très orientée « communauté de supporters » (notion de club, produits dérivés,…) et qui a pris très tôt le virage de la maîtrise de la donnée, notamment sur les réseaux sociaux. Dès 2013, nous avons commencé à collecter et analyser de façon qualitative les données existant sur les réseaux sociaux (blogs, news, Twitter, Facebook, etc…). Aujourd’hui, nous intégrons ces données avec des systèmes existants en interne (CRM,…) afin de générer des campagnes de marketing très ciblées. Pour des clients dans la finance, nous avons élaboré des solutions de gestion des risques avec des besoins de traitement de volume de données très conséquents et des exigences fortes de performance. Pour un client dans le domaine des spiritueux, nous travaillons sur l’exploitation des données météorologiques et l’analyse de l’impact sur les ventes, pour optimiser la gestion des stocks et l’animation des réseaux de distribution. Ce qui est important dans le Big Data, c’est de rapprocher les données internes de l’entreprise et les données déstructurées, externes, provenant de sources variées, tout l’enjeu étant la capacité à donner du sens à l’exploitation et à l’analyse de ces données corrélées entre elles.

Nos solutions d’analyse en mode SaaS sur le Cloud permettent à nos clients de consommer nos services à l’usage, c’est-à-dire quand ils le veulent, comme ils le veulent, avec la garantie que les solutions proposées seront toujours à la pointe de l’évolution des besoins et de la technologie.

Aux directions opérationnelles, marketing et communication de s’emparer de l’effet de levier de la technologie. Notre mission est de leur fournir les solutions de Big Data dont elles rêvent tout en satisfaisant les exigences légitimes des directions informatiques, tant en matière de sécurité que d’intégration complexe. Nos clients sont clairement en train de prendre le vrai virage du Cloud, c’est-à-dire de passer de la virtualisation du data center à la consommation de services métiers à la demande centrés sur la donnée pour un bénéfice consommateur visible.

Source : Inluencia n°9/juin 2014/Portrait de Jérôme Sandrini par Arthur Poitevin
http://www.influencia.net/larevue/data/index.php?page=29

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*