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Les nouveaux supercalculateurs de Météo-France

Publié le 05 mars 2014 par Pierre Picard

Météo-France procède au renouvellement de son système de calcul intensif sur la période mars 2013-avril 2014, ce qui lui permet de multiplier par 12 sa puissance de calcul réelle. Un nouveau renforcement des moyens de calcul est prévu à l’horizon 2016 : la puissance réelle devrait alors être à nouveau multipliée par 3. Depuis mi-janvier 2014, les chaînes opérationnelles de prévision tournent sur le nouveau système de calcul. Grâce à l’accroissement de la puissance de calcul, de nouvelles chaînes de prévision beaucoup plus performantes (notamment en termes de résolution) vont être installées, d’abord en mode recherche courant 2014, puis en mode opérationnel dès 2015.

Météo-France a la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de prévision, depuis l’observation jusqu’à l’analyse des résultats par les prévisionnistes. L’établissement développe ses propres modèles de prévision et de climat et étudie le changement climatique aux échelles globale et locales. Les supercalculateurs travaillent ainsi en temps réel pour les besoins de la prévision. Ils sont également utilisés pour reconstituer les conditions climatiques passées à partir d’archives d’observation et en simuler les évolutions futures. Enfin, ils sont utilisés dans la recherche sur les phénomènes atmosphériques.

La sélection du nouveau système de calcul a fait l’objet d’un appel d’offres sur lequel plusieurs des grands acteurs mondiaux du calcul intensif se sont positionnés. L’offre la plus performante et la plus compétitive dans le cadre de l’enveloppe budgétaire fixée par Météo-France était portée par Bull.

Des bénéfices pour tous les utilisateurs
La réduction de la maille du logiciel AROME (passage de 2,5 à 1,3 km) et, dans une moindre mesure, l’augmentation du nombre d’observations prises en compte, permettront d’améliorer la qualité des prévisions des pluies à caractère orageux (intensité et localisation, rafales de vent associées aux gros orages), du vent dans les zones de relief accentué, et de façon plus modeste sur la température au niveau du sol, les nuages de basse couche et le brouillard (localisation, heure de formation, heure de dissipation).

Le renforcement des moyens de calcul permet d’améliorer la prévision opérationnelle, ce qui profitera à tous les utilisateurs :

  • institutionnels (services en charge de la sécurité civile, de la prévision des inondations, de la qualité de l’air, ministère de la Défense…)
  • usagers aéronautiques (service de la navigation aérienne, exploitants d’aéroports, compagnies aériennes, aviation légère…)
  • clients professionnels dans des secteurs d’activité variés (énergie, transports, BTP, agriculture…)
  • grand public

Dans le domaine de la recherche climatique
L’augmentation de la puissance de calcul permettra également d’améliorer la résolution et la complexité du modèle « système terre ». Les interactions entre le climat et la composition chimique de l’atmosphère, les calottes glaciaires, le cycle du carbone seront mieux représentées.

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Source : Météo-France

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