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||| HPC

Les GPU seuls ne feront pas la différence…

Le 21 novembre 2013 par Jean-Pierre Panziera, Directeur technique HPC, Bull.


L’utilisation des GPU dans le calcul intensif a maintenant dix ans. Sur le papier, les GPU sont intéressants en termes d’efficacité énergétique, mais on n’a pas vraiment résolu le problème du portage des applications sur ce type de noeuds. Il faut savoir que les entreprises mettent environ dix ans à développer un code de simulation, en tablant sur entre dix et vingt ans d’utilisation de ce code à partir de leur choix d’architecture. Certaines entreprises font cet effort de portage, en tirant profit de solutions comme Nastran de MSC Software, mais l’importance de la tâche réduit le nombre réel de déploiements à grande échelle.

Aujourd’hui, 95 % de la puissance de calcul installée reste en CPU, avec il est vrai quelques noeuds GPU utilisés en test. Dans tous les cas, sur les appels d’offre, Bull se positionne à la fois sur une configuration purement CPU et une configuration hybride CPU/GPU. Personnellement, je considère qu’à horizon 2016- 2017, la très grande majorité des noeuds installés, probablement 80 % d’entre eux, sera encore constituée de noeuds génériques x86.

Peut-être verra- t-on des noeuds ARM 64 bits prendre une part de marché, tout dépendra de leur efficacité et des environnements de développement qui seront disponibles. Mais je crois plus en l’avenir des CPU multicoeurs type Intel® Xeon® Phi. Disposer d’une centaines de coeurs dans un slot (voire plus à terme), c’est sans doute la voie la plus évidente. Ce qui n’enlève rien à la difficulté de porter les applications sur ces nouvelles architectures…

Article paru dans HighPerformanceComputing, OCTOBRE 2013

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