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Bull inaugure le Centre d’Excellence pour la Programmation Parallèle, 1er centre européen d’excellence dédié à la recherche sur l’amélioration du calcul intensif

Publié le 15 mars 2013 par Pierre Picard

Pour pouvoir bénéficier de la puissance des supercalculateurs de demain, la plupart des applications de calcul intensif devront être modernisées. L’enjeu est de taille : il s’agit de continuer la marche vers toujours plus de innovation et de compétitivité.

Premier centre européen d’excellence technique et industrielle dans ce domaine, le Centre d’Excellence pour la Programmation Parallèle inauguré par Bull le 22 mars 2013 a pour vocation d’aider les chercheurs et les ingénieurs des Centres de recherche et de l’industrie à franchir l’étape technologique cruciale de la « parallélisation des  applications de calcul intensif »[1].

 

Paralléliser les applications : une nécessité pour l’industrie et la science.

Dans de nombreux domaines industriels et scientifiques, des logiciels développés il y a des années, ne sont plus adaptés aux architectures dites ultra -parallèles  (équipées de milliers de processeurs) des systèmes de calcul intensif d’aujourd’hui. D’après les analystes de l’industrie, seulement 1 % des logiciels  sont aujourd’hui capables d’exploiter à la fois 10 000 processeurs ou plus. Or les supercalculateurs « exaflopiques »[2] de la prochaine génération compteront plus de cent millions de processeurs. Les concepteurs sont donc  confrontés au défi de l’adaptation de leurs logiciels s’ils veulent pouvoir bénéficier de  la puissance des infrastructures  ultra-parallèles, telles que par exemple, les nouveaux processeurs Intel® Xeon® et les coprocesseurs Intel® Xeon Phi™. Quand ces nouveaux supercalculateurs seront disponibles, seuls les centres de recherche et les industries qui auront parallélisé leurs  applications pourront en bénéficier. Une course à l’échelle mondiale est d’ores-et-déjà engagée

Avec la réduction de l’empreinte carbone, la parallélisation des applications est l’enjeu majeur du développement des supercalculateurs pour les décennies à venir.

S’appuyant sur une équipe d’experts unique en Europe, ce Centre bénéficiera du plus haut niveau d’expertise afin d’aider les laboratoires et les entreprises à optimiser leurs applications pour qu’elles puissent être compatibles avec les nouveaux processeurs. Il fournira un large portefeuille de services, incluant l’analyse, le conseil, la parallélisation et l’optimisation des logiciels.

Le Centre d’Excellence pour la Programmation Parallèle de Bull bénéficiera de la coopération étroite avec Intel dans le domaine des supercalculateurs et du calcul parallèle. Il associera la mise à disposition des plus récentes technologies d’Intel aux technologies de réseau et de stockage. Les utilisateurs du Centre pourront de plus bénéficier de partenariats avec les acteurs de la recherche et avec des industriels de renommée mondiale spécialisés dans les logiciels et les méthodologies de parallélisation. Allinea, CAPS et l’Université Joseph Fourier sont dès aujourd’hui des partenaires du Centre d’Excellence pour la Programmation Parallèle.

Un exemple avec le projet Pulsation,  suivi de l’évolution des cyclones dans l’océan indien ou comment la parallélisation devient un enjeu environnemental.

Il existe sur la planète des phénomènes naturels régionaux qui peuvent échapper aux observateurs scientifiques si les modèles de calcul ne sont pas suffisamment importants. Certains courants marins froids entrainent une couverture nuageuse, qui ne peut pas être identifiée si la grille de calcul des supercalculateurs est trop large faussant ainsi les simulations.

La parallélisation présente l’intérêt de multiplier par 10 la puissance (et donc la rapidité) de calcul de la grille, et de pouvoir réaliser des simulations très précises ce qui, permet aux observateurs d’identifier de nouveaux phénomènes naturels (cyclones) qui échappaient aux simulations antérieures. El Nino (courant marin froid)  et La Nina (courant marin chaud) sont des phénomènes physiques régionaux récurrents, qui étaient particulièrement difficiles à anticiper avant la parallélisation des applications de calculs intensifs des observateurs météo.

 

Plus d’information >>> http://www.bull.com/fr/extreme-computing/index.htmlcom/fr/extreme-computing/index.html


[1] La parallélisation réside en  la capacité des applications à réaliser des calculs simultanés (en parallèle) sans avoir besoin d’attendre la fin d’un calcul pour en débuter un autre.

[2] Supercalculateurs  ayant une puissance de calcul d’un exaflops, soit un milliard de milliards d’opérations par seconde.

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