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Les quatre dimensions de la révolution numérique

Publié le 23 janvier 2012 par Pierre Picard

Matthew Foxton, VP Exécutif Stratégie & Marketing de Bull

Les tendances technologiques actuelles montrent que les entreprises et les administrations accélèrent leur transition numérique. Et Bull est idéalement positionné pour les accompagner.

Depuis fin 2010, il se vend plus de smartphones que de PC, et selon Gartner, 900 millions de tablettes seront en circulation d’ici 2016. L’essor fulgurant de ces nouveaux terminaux est à la fois le symbole et le moteur d’une nouvelle ère numérique, dont nous entrevoyons déjà les impacts économiques (valorisation de l’immatériel), sociétaux (porosité des frontières public/privé, professionnel/personnel) ou géostratégiques (souveraineté, transparence). Parmi tous les facteurs de cette révolution, la maturité des technologies (consumérisation) et des utilisateurs (avènement de la Génération Y qui devrait représenter en France 40 % des actifs d’ici à 2015) joue un rôle prépondérant. Dans l’ère post-PC, c’est au système d’information de se plier aux attentes des utilisateurs, à leurs choix d’équipement et d’ergonomie, et non l’inverse. Pour le Gartner, il s’agit d’une rupture fondamentale qui marque, pour les technologies de l’information, le début d’une deuxième phase : après avoir été poussée par la technologie depuis 1970, l’innovation sera désormais tirée par les usages. Ce qui prime, désormais, ce sont les besoins des utilisateurs, et le rôle de la technologie est d’y répondre de façon simple, sûre et efficace. Pour les systèmes d’information des entreprises et des organisations publiques, cela aura des conséquences nombreuses et profondes. D’ores et déjà, nous pouvons entrevoir pour 2012 quatre tendances majeures. Preuve que la mutation s’accélère, ce sont aussi les lignes de force de la révolution numérique des prochaines années.

1. L’explosion des besoins de calcul

Entre l’origine de l’humanité et 2003, ont été créés 5 exabytes d’information ; aujourd’hui, c’est ce qui est produit en deux jours. D’ici 2013 à peine, 1 000 milliards d’objets seront connectés à Internet, et le trafic, pourtant déjà considérable, sera multiplié par 9. La révolution numérique, ce sont d’abord des chiffres qui donnent le vertige, et derrière eux, invisibles mais indispensables, des machines soumises à des contraintes formidables. Que ce soit les serveurs des applications transactionnelles, les appliances spécialisés des applications décisionnelles ou les supercalculateurs de la simulation numérique, les machines nécessaires aujourd’hui doivent, pour absorber de tels volumes, offrir une puissance colossale. Elles doivent de plus se montrer d’une fiabilité à toute épreuve, car les systèmes sont de plus en plus critiques, et offrir une efficacité énergétique optimale, étant donné le poids croissant des enjeux économiques et écologiques. Ces trois exigences guident aujourd’hui les développements de Bull, symbolisés par les réussites de Tera 100 (premier et seul supercalculateur pétaflopique d’Europe, mais aussi l’un des plus efficaces énergétiquement au monde) et de bullion™ (spécifiquement conçu pour la virtualisation, le dernier-né des serveurs x86 de Bull devance nettement ses concurrents tant en vitesse de calcul qu’en rendement énergétique).

2. La transition vers le « as a service »

Selon IDC, les dépenses liées au Cloud croissent cinq fois plus vite que les dépenses IT en général. Le Cloud est aujourd’hui l’expression parfaite de la maturité conjointe des technologies et des utilisateurs. Dans un environnement en évolution permanente, ce qui importe à ces derniers, c’est de pouvoir accéder à l’outil le mieux adapté à leurs besoins, et non de le posséder. Autrement dit, de pouvoir souscrire à un service configurable sur mesure plutôt que de devoir se plier aux contraintes d’un système figé. Le Cloud se traduit donc par un double mouvement, d’appropriation des aspects ergonomiques et fonctionnels par les utilisateurs d’une part, et de concentration des ressources de production et de diffusion par des prestataires experts d’autre part. Cette transition étant désormais largement amorcée, on voit aujourd’hui émerger différentes formes de Cloud (public, privé, spécialisé…), qui se combinent pour créer un Cloud d’entreprise, hybride, qui se tourne vers l’une ou l’autre formule selon les exigences propres à chaque processus à outiller. Pour la DSI, il s’agit donc de pouvoir orchestrer techniquement ces différentes solutions et de les proposer sous forme d’un catalogue de services synthétique, cohérent et exhaustif aux utilisateurs. C’est pour aider ses clients à accomplir cette transition vers ce nouveau modèle que Bull a développé Le cloud by Bull™, une méthodologie progressive, structurée et pragmatique, combinant services et solutions, et conçue pour répondre aux enjeux technologiques, de sécurité et de gouvernance spécifiques du Cloud.

3. Le développement de l’informatique métier

Désormais en mesure de peser fortement dans les choix d’outils, de fonctionnalités ou d’ergonomie, les utilisateurs voient leur rôle s’accroître dans la gouvernance du système d’information. Pour preuve, 30 % des dépenses IT seront pilotées par les métiers en 2016, contre 5 % en 2009. Comme le résume le cabinet Forrester, l’enjeu des nouvelles technologies est désormais la création de valeur pour les métiers. Ceux-ci attendent de leurs outils informatiques qu’ils se calquent sur leurs habitudes de travail et d’usage, et qu’ils leur apportent une vraie plus-value opérationnelle. La mobilité, le décisionnel, la dématérialisation sont ainsi particulièrement prisés. Par ailleurs, les solutions doivent savoir se montrer suffisamment flexibles pour pouvoir prendre en compte rapidement de nouveaux produits, de nouvelles organisations ou de nouvelles informations. Et les utilisateurs veulent de plus en plus pouvoir effectuer ce type d’adaptation eux-mêmes, sans développements. On voit ainsi apparaître de nouveaux types de plates-formes, modulaires, très spécialisées et orientées services, à l’image de l’ « usine à dématérialiser » mise en place par Bull pour l’administration française ou d’eXion, la solution d’e-banking multicanal développée par AMG.net, la filiale polonaise de Bull.

4. L’exigence de sécurité

Pour que les utilisateurs adoptent la technologie, il faut qu’elle leur convienne mais aussi qu’elle leur inspire confiance. C’est pourquoi la sécurité est désormais l’enjeu numéro 1 de toute solution numérique. Plus le patrimoine informationnel prend de la valeur, plus il suscite de convoitises, et plus les dommages sont coûteux. Face à des stratégies malveillantes de plus en plus sophistiquées, silencieuses et patientes, entreprises et administrations mettent en place de nouvelles stratégies, qui combinent mesures organisationnelles et dispositifs techniques, en particulier pour détecter, qualifier et traiter au plus tôt les menaces. Avec la mobilité et le Cloud, apparaissent de nouveaux risques, émergent de nouveaux enjeux comme la souveraineté, et l’objectif est de sécuriser les infrastructures, les terminaux et les connexions sans brider la productivité et la liberté de mouvement. Expert en solutions avancées de sécurité (identité numérique, cryptographie, systèmes critiques, sécurité physique…), Bull est à l’avant-garde des solutions de confiance indispensables au développement de la société numérique.

Pour la DSI, ces quatre tendances se traduisent par une redéfinition de son rôle et de son périmètre d’intervention. Elle a tendance à se défaire d’une partie des tâches qui lui incombaient jusqu’à présent – en amont vers des prestataires (infogérance, Cloud…), en aval vers les utilisateurs –, mais elle demeure l’indispensable garante de la sécurité, de la cohérence et de la pérennité d’un système d’information plus ouvert et hétérogène que jamais. Plus prestataire de services qu’unité de production, elle pilote les évolutions du SI en relation étroite avec toutes les parties prenantes. Au sein de l’organisation, elle reste la principale force de proposition pour mettre les technologies émergentes au service des enjeux clés de l’organisation : l’innovation métier, l’excellence opérationnelle, la relation client et la gestion des risques et de la conformité. Pour cela, la DSI a plus que jamais besoin de partenaires capables de les épauler, tant sur les aspects technologiques que métier. Cette évolution est porteuse d’opportunités pour Bull, qui offre à la fois une expertise technique reconnue sur les infrastructures critiques et complexes (interopérabilité, performance, sécurité…) et une connaissance intime du métier des utilisateurs finaux dans ses secteurs d’élection que sont le secteur public, la finance et les télécoms.

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