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« Les projets BI sont de plus en plus orientés utilisateurs»

Publié le 25 aout 2011 par Pierre Picard

Bull-tSiouffi_0882La Business Intelligence est un marché en plein essor mais aussi en pleine transformation, dont Bull a fait l’une de ses priorités. Analyse avec Thierry Siouffi, Vice-président éxécutif de la Business Line « Business Integration Solutions ».

Quelles sont les principales tendances du marché de la Business Intelligence ?

On observe que la BI demeure un marché très dynamique, qui conserve une croissance soutenue en dépit de la conjoncture. Cela tient à l’obligation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les entreprises comme les entités publiques d’être toujours plus réactives, plus efficientes. Grâce à la BI, elles peuvent piloter plus finement leur activité en utilisant les données contenues dans leurs systèmes. Aujourd’hui, le rôle de la BI n’est plus seulement d’assurer un reporting de synthèse, pour un contrôle a posteriori, mais aussi d’apporter aux managers un accès immédiat aux éléments sur lesquels fonder leurs décisions opérationnelles. La conséquence de cette évolution  (au-delà de l’impact sur les architectures techniques) est que les projets BI sont de plus en plus orientés utilisateurs : il faut apporter la bonne information à la bonne personne, au bon moment, et sous la forme qui lui permettra au mieux de l’exploiter. Pour certains, comme les dirigeants ou les commerciaux, ce sera sur des terminaux mobiles. Pour d’autres, on recourra aux projections cartographiques. Pour d’autres encore, l’important sera en priorité d’être informé en temps réel, ou bien de pouvoir explorer les données avec une plus grande liberté, sans formatage. Même le périmètre à considérer se trouve bouleversé, puisqu’on intègre désormais  des données externes, en provenance de bases publiques, de prestataires ou de partenaires afin que le client se ‘benchmark’ ou dispose de tableaux de bord géolocalisés…

On parle de la Business Intelligence, mais ne devrait-on pas plutôt dire « les » Business Intelligence ?

Tout à fait ! La Business Intelligence est de moins en moins générique, et de plus en plus proche des spécificités de chaque métier. Mais pour que la BI devienne véritablement cet auxiliaire de l’opérationnel, il est essentiel de bien cerner les besoins en amont, afin d’utiliser la technologie à bon escient. La comptabilité, le contrôle de gestion ou la production réclament avant tout de la rigueur et de la fiabilité alors que le marketing, par exemple, doit pouvoir se montrer plus créatif avec les chiffres, et donc disposer de plus de souplesse. Il est essentiel de tenir compte du contexte d’utilisation, de l’usage qui sera fait des données, sans pour autant perdre de vue qu’un des points essentiels de la BI est de permettre à tous les acteurs de l’entreprise de se retrouver autour de chiffres communs et incontestables. La clé est donc de bien connaître le métier pour concevoir une solution qui sera adoptée sans réserve par les utilisateurs, condition nécessaire de la création de valeur.

Dans ce contexte, faut-il verticaliser la BI ?

Le risque de la verticalisation est de proposer des solutions toutes faites, qui ignorent les spécificités de chaque organisation : sa taille, sa culture, ses priorités… Chez Bull, nous préférons parler de capitalisation. Au fil des projets, nous emmagasinons l’expérience méthodologique et la compétence métier indispensables pour aider nos clients à définir leurs indicateurs, leurs axes d’analyse, leurs modes de restitution et de présentation… Nous avons ainsi développé un savoir-faire particulier auprès des collectivités locales, puisque nous équipons en solutions de pilotage des conseils généraux, des conseils régionaux et des villes importantes, Marseille par exemple. Nous cultivons également des compétences de pointe sur certains secteurs clés, comme l’énergie, les télécoms ou l’industrie. Au niveau des métiers, la finance et les ressources humaines sont nos champs d’intervention privilégiés, car ce sont des domaines où les aspects technologiques sont critiques.

La Business Intelligence est un marché en plein essor mais aussi en pleine transformation, dont Bull a fait l’une de ses priorités. Analyse avec Thierry Siouffi, Vice-président de la Business Line « Business Integration Solutions ».

La technologie reste-t-elle un enjeu essentiel des projets de Business Intelligence ?

Plus que jamais ! C’est d’ailleurs tout le paradoxe, et la difficulté, de la BI aujourd’hui : plus on veut être proche de l’utilisateur, lui apporter les informations les plus pertinentes, sous la forme la plus ergonomique, et avec les niveaux de service appropriés, plus il faut être pointu sur l’architecture. La réussite des projets de Business Intelligence tient donc avant tout à la qualité du dialogue entre le métier et la technique, et c’est l’un des points forts de Bull que de pouvoir réunir dans une même équipe une triple compétence : la connaissance des besoins opérationnels, la maîtrise des outils de restitution (SAP ou Microsoft, essentiellement), et l’expertise en matière d’infrastructures critiques, qui permet d’appréhender convenablement, et dès l’origine du projet, les questions de volumétrie, de sécurité ou de performance, et d’intégrer toutes les composantes du système d’information. Avec notre dispositif d’industrialisation et de spécialisation, nous opérons à partir de centres de services dédiés BI pour apporter à nos clients une meilleure réactivité, une capacité de production optimisée et une capitalisation pour le développement et la maintenance de systèmes d’information décisionnels.

Plus d’information >>> http://www.bull.com/fr/bi/index.html

Plus d’information >>> http://news.bull.com/bulldirectfr/2011/08/bull-democratise-le-decisionnel-avec-son-appliance-bull-fast-track/

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