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Une première en France : le Centre Hospitalier Universitaire de Nancy à l’heure de l’archivage neutre des images avec Bull et EMC.

Publié le 15 janvier 2011 par Pierre Picard

L’explosion des images numériques

En France en 2009, plus de 61 millions d’examens radiologiques ont généré plus de 5 Po (Pétaoctets) de données. La progression du nombre d’images par examen, l’évolution vers les nouvelles technologies d’imagerie comme le scanner et l’IRM et de nouvelles formes d’images non radiologiques pèsent de plus en plus lourd sur le volume des données disponibles. De plus, l’imagerie médicale est passée en quelques années d’un ensemble de techniques innovantes à une véritable organisation au service des cliniciens et des patients. Du stockage à l’archivage en passant par la diffusion, la gestion complète du cycle de vie des images médicales est ainsi devenue une préoccupation à part entière.  Autre évolution majeure, la prise en compte de la territorialité dans l’organisation des soins conditionne désormais un besoin de partage des informations cliniques au-delà de l’hôpital.

Jusqu’à présent, le PACS (Picture Archive and Communication System) assurait, pour un seul établissement, les fonctions de workflow d’imagerie, y compris pour la conservation et la distribution des images. Aujourd’hui de nouvelles perspectives apparaissent avec la séparation des fonctions de production radiologiques d’un côté et de l’archivage communicant de l’autre.

L’évolution de l’archivage au CHU de Nancy : mutualisation orientée patient, partage territorial, gestion intelligente du cycle de vie des contenus

Le Centre Hospitalier Universitaire de Nancy a mis en place dès 2003 une solution de PACS, aujourd’hui quelque peu obsolescente. Désireux d’augmenter la performance globale du stockage et de l’archivage des données, devant atteindre près de 24 To (Téraoctets) par an d’ici 2014, le CHU franchit une étape supplémentaire et s’engage dans une voie nouvelle : l’archivage neutre, indépendant de la solution de PACS. C’est une avancée fonctionnelle significative, engageant résolument le Centre hospitalier au cœur de la gestion du cycle de vie de l’information (ILM).

Concrètement, les fonctions de stockage issues du PACS sont séparées des fonctions d’archivage, souvent plus coûteuses et plus complexes. L’idée, portée par une réflexion nationale, est innovante : l’ensemble des archives est hébergé sur une plate-forme indépendante, transverse à tous les métiers de l’hôpital et pouvant accueillir également les archives d’autres établissements dans un esprit de mutualisation. Le centre de lutte contre le cancer Alexis Vautrin fait ainsi partie intégrante du projet, et demain d’autres partenaires de l’hôpital étendu pourront s’y raccorder. L’archivage des données peut s’étendre à toutes formes d’applications et d’informations dématérialisées ou à dématérialiser (documents à scanner, digitalisation des lames d’ana-pathologie…). L’archivage devient alors universel, neutre, garantissant l’accès aux données quelque soit la solution de stockage retenue et ses évolutions.

Ainsi, là où il fallait 24 à 48 heures pour réunir les informations d’un même patient, la plate-forme permettra aux cliniciens de disposer en temps réel de la totalité des images, et cela sans intervention technique. Les dossiers sont constitués plus rapidement, permettant une plus grande richesse d’information et évitant la multiplication d’examens non nécessaires ou déjà réalisés… au bénéfice de tous !

Bull et EMC réunis pour réaliser le premier projet d’archivage neutre hospitalier français.

Fort de sa connaissance du monde hospitalier, de ses expertises technologiques et de son savoir-faire dans la conduite de grands projets d’intégration, Bull a été retenu avec son partenaire pour intégrer la solution fonctionnelle EMC OSA, mettre en place l’infrastructure et accompagner le CHU de Nancy dans sa démarche novatrice.

Le projet s’appuie sur une solution développée par EMC, Open Systems Archive for HealthCare (OSA). Elle intègre des composants performants dont un visualiseur web multimédia intégrant toutes les fonctions d’imagerie médicale. OSA est pourvu des certifications IHE (DICOM, HL7 et XDS / XDS-i) et a été sélectionné par de grands hôpitaux européens notamment en Belgique et aux Pays-Bas. Trois modules constituent la solution :

  • Health Care Connector, pour la connexion du système d’archivage avec les systèmes PACS, SIR et SIH ;
  • Documentum, système de gestion de contenus, au service des systèmes opérationnels et capable d’intégrer tous processus de gestion de contenus dans le respect des règles de conservation, de sécurité, de confidentialité et d’intégrité ;
  • SMooTH PatientViewer, module de visualisation web multimédia, utilisé dans ce projet en particulier pour les images et les comptes-rendus. Il offre aux cliniciens et aux radiologues l’ensemble des fonctionnalités de recherche et de consultation interactive.

OSA s’appuie sur des technologies à l’état de l’art tout en garantissant une stabilité à long terme, comme la virtualisation des serveurs avec VMware et l’utilisation d’un navigateur pur HTML5 sur le poste utilisateur.

 Un déploiement rapide, des perspectives à long terme

Bull a su réunir les bonnes compétences et a mis en place une organisation de projet très structurée pour assurer une parfaite collaboration entre EMC, éditeur de la solution OSA, et les équipes métier du CHU de Nancy. « Notre projet est pionnier, avec des exigences fortes en termes de performance, de simplicité et d’évolutivité. Le regroupement d’industriels comme Bull et EMC est une vraie valeur pour nous. Sous l’égide de Bull, ont été mises en commun des expertises très pointues afin de définir une solution novatrice et évolutive, répondant aux besoins de nos cliniciens. Cette contribution est essentielle pour un tel enjeu » déclare Pascale Bastien-Kere, Directrice du Système d’information du CHU de Nancy. Animés par Bull, les premiers groupes de travail avec les référents du CHU ont débuté fin décembre 2010. Le projet sera opérationnel avant fin 2011.

L’évolutivité des composants ouvre déjà de nouvelles perspectives d’évolution, comme l’archivage à valeur probante, l’archivage de documents non radiologiques (non DICOM) ou encore l’accueil de nouveaux partenaires de santé dans un esprit de mutualisation et dans la logique du DMP. Il positionne clairement le CHU de Nancy comme précurseur de l’utilisation des nouvelles technologies au service de la performance des systèmes d’information de santé.

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