TRIBUNE
Janvier 2011

3 tendances clés qui vont marquer 2011… et au-delà

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Bull-mFoxton_0367REMatthew Foxton, Executive Vice-Président Stratégie et Marketing, Bull

Nous venons de vivre une année numérique riche en évènements. Que nous réserve 2011 ? Une chose est sûre, l’accélération de l’innovation : il aura fallu dix ans pour inventer et généraliser les téléphones mobiles, cinq ans le RFID, trois ans les baladeurs numériques. Aujourd’hui, les tablettes éclipsent déjà le marché des netbooks, lui-même à peine vieux de deux ans. Quelles grandes tendances vont marquer l’année qui s‘annonce ? Trois tendances majeures devraient marquer 2011 et au-delà.

L’Internet des objets devient une réalité tangible

Il serait facile de se focaliser sur le symptôme, l’explosion du marché iPad et Android. La réalité est plus profonde : l’Internet mobile se généralise, avec la ‘commoditisation’ des smartphones, des tablettes mais aussi de l’informatique embarquée. Les applications de géolocalisation, de téléprésence et de réalité augmentée se popularisent. La 4G [1]n’est plus très loin. Les applications de demain seront mobiles, personnalisées, ubiquitaires. Elles intégreront de plus en plus des composantes sociales. Elles devront s’adapter aux « digital natives » qui tirent le marché par le grand public, avec des demandes de nouvelles interfaces, de nouveaux services personnalisés et contextuels. L’’ambient computing’ et l’Internet des objets se profilent à l’horizon. C’est une révolution considérable. Elle ouvre de nouveaux champs d’expérimentation aux applications, mais aussi aux services métiers et aux business models. Les technologies numériques entrent clairement dans une nouvelle ère. Les entreprises doivent s’y préparer.

Le Cloud devra choisir entre no-man’s land et espace souverain

L’univers numérique poursuit son expansion : la masse des données numériques va encore progresser cette année de 47 % pour atteindre 1,8 Zettabytes[2] en 2011 ;  7 Zettabytes sont prévus pour 2015 ! En parallèle à la mobilité, la recentralisation des data centers et l’évolution vers le Cloud s’imposent bien comme le corollaire pour gérer efficacement les masses considérables de données et maîtriser la complexité d’énormes volumes de transactions. Les enjeux : simplification, agilité, paiement à l’usage pour les individus et les entreprises. En 2012, selon Gartner, près de 20 % des entreprises n’auront plus d’informatique en propre. 80 % des logiciels seront bientôt proposés sous forme de services. Mais cette complexité n’est que déportée. L’enjeu : la création des centrales numériques de demain. Mais aussi la souveraineté et l’intéropérabilité. Où sont localisées mes données et mes processus dans l’espace numérique ? Sont-ils sécurisés ? Puis-je les récupérer à tout moment ? Ce sera l’un des débats majeurs de cette année. C’est aussi la raison pour laquelle la première application du Cloud restera dans un premier temps le Cloud privé.

La sécurité sera l’enjeu majeur des années à venir

Enfin, l’innovation n’a de sens que dans un monde de confiance. Les évènements récents comme Stuxnet ou l’affaire Wikileak nous le rappellent : il n’y a pas de développement numérique sans sécurité. Identité, vie privée, cyber sécurité… dans un monde marqué par de tensions géostratégiques multiples, les risques numériques prennent une nouvelle dimension. Ces grands enjeux sont encore devant nous. Dans sa perspective 2025, le Centre d’Analyse Stratégique le souligne : la perte de confiance est un risque majeur du futur numérique. Gartner prédit que les infrastructures vitales d’un membre du G20 seront probablement attaquées cette année. A n’en pas douter, la sécurité va revenir sur le devant de la scène. Si l’année 2009 a été celle de l’innovation ouverte et des réseaux sociaux, et si 2011 sera très probablement celle du Cloud, on peut d’ores et déjà se demander si 2012 ne sera pas celle de la sécurité.

Autant d’enjeux majeurs pour les années à venir et au-delà. Autant de défis où s’inscrivent les grandes problématiques qui se poseront cette année comme l’émergence de l’Internet du futur. Déjà, le numérique représente près de 40 % de la croissance mondiale. C’est là que se préparent les révolutions de demain : décisionnel ‘temps réel’, économie de la longue traîne, dématérialisation… dans tous les secteurs : santé (télésanté), transports (routes et véhicules intelligents), énergie (smartgrid), etc. Comme le souligne Forrester : 30 % des investissements IT de demain se feront sur une base métier purement sectorielle, contre 5 % aujourd’hui. Ce sera structurant.

Autant d’enjeux auxquels Bull, acteur majeur de l’économie numérique en Europe et spécialiste des systèmes critiques, a apporté des innovations majeures en 2010 : industrialisation des nouvelles applications dématérialisées, comme l’Usine Numérique à télé-procédures que nous avons réalisée pour la DGME ; conception du plus puissant supercalculateur européen pour le CEA, Tera100 ; lancement de la première offre de simulation numérique en mode Cloud en Europe, extreme factory ; annonce de solutions très innovantes en cyber sécurité comme Amesys DLP, qui est la première offre de DataLeak Prevention en temps réel. Parmi bien d’autres.

Notre volonté : être le partenaire de confiance qui accompagne ses clients dans le développement de leurs systèmes d’information critiques. Avec une expertise unique en Europe des solutions hautement performantes, hautement sécurisées et sur mesure. Les années à venir avec le déploiement progressif de notre plan stratégique BullWay 2011-2013 le démontreront. A n’en pas douter, l’année 2011 sera aussi passionnante que l’année 2010.


[1] 4G = 4ème génération de téléphone mobile

[2] Zettabytes = 1021 bytes

 

 

 

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