PAROLE D'EXPERT
Novembre 2010

Préparer la DSI à accueillir le Cloud

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61-Guillaume Leroy DSC_8838deuxPar Guillaume Leroy

Diplômé de l’ESC Dijon avec un master spécialisé en conseil, management & changement et titulaire d’un MBA de la Henley Management School (GB), Guillaume a été responsable de grands comptes, puis de l’infrastructure chez IBM et Fujitsu Siemens. Il rejoint la division stockage de Bull en 2007, où il se spécialise dans les systèmes complexes et la gestion du cycle de vie des données. En octobre 2010, il prend la direction de Bull Advisory Services, nouvelle entité de Conseil de Bull dédiée à l’optimisation des infrastructures.

Le cloud computing est aujourd’hui sur toutes les lèvres et, pour les DSI, il est en passe de devenir une préoccupation prioritaire. Un effet de mode contagieux ou l’habileté marketing de quelques fournisseurs ne peut suffire à expliquer un tel intérêt. S’il apparaît désormais comme l’horizon incontournable de l’industrie informatique, c’est que le cloud computing s’inscrit dans un mouvement de longue date : celui d’une rationalisation et d’une mutualisation des ressources informatiques dans le souci de répondre de la façon la plus pertinente, et au coût le plus juste, aux besoins des utilisateurs. Modèle de paiement à l’usage de ressources (serveurs, stockage, applications…) banalisées, configurables et accessibles en ligne, le cloud computing prolonge et complète les démarches d’industrialisation, de mutualisation ou d’externalisation inscrites depuis quelques années déjà dans bien des schémas directeurs.  Évolution plus que révolution, le cloud computing est avant tout une option technologique supplémentaire à la disposition de la DSI. Pour autant, cependant, que celle-ci soit prête à l’accueillir…

Neuf modes de Cloud Computing

On distingue classiquement trois grands modèles de déploiement du cloud computing :

  • le cloud public, où un opérateur indépendant commercialise des services hébergés sur sa plateforme ;
  • le cloud semi-privé, où la plateforme peut être mutualisée entre les membres d’une communauté restreinte (professionnelle, territoriale…) ;
  • le cloud privé, où la plateforme de services est réservée à une seule organisation.

On recense par ailleurs trois types de prestations accessibles via le cloud :

  • Software as a Service (SaaS), où l’opérateur propose une application complète, que le client peut personnaliser de façon limitée ;
  • Platform as a Service (PaaS), où l’opérateur propose un environnement sur lequel le client peut déployer ses propres applications ;
  • Infrastructure as a Serve (Iaas), où l’opérateur propose des ressources élémentaires (stockage, serveurs…) permettant au client de bâtir son système d’information.

Se dessinent ainsi neuf modes principaux de cloud computing, ce qui est bien plus large que les cas les plus médiatisés et réducteurs, de SaaS public (Salesforce.com, Google) ou de PaaS public (Amazon EC2 et S3). Chaque modèle correspond à des besoins, des contraintes, des compétences, des usages différents, mais leur point commun est de se présenter sous forme de services en ligne, consommables à l’usage. Indépendamment de la formule retenue, le cloud computing ne pourra donc enrichir la palette technologique de la DSI que si, et seulement si, celle-ci s’est organisée en prestataire de services vis-à-vis de ses clients internes.

Le pré requis indispensable : structurer la DSI par les services

Au sein du référentiel ITIL, ITSM (IT Services Management) décrit cette structuration de la DSI par les services. Il s’agit d’une transformation profonde, qui touche l’organisation, la gouvernance, la relation de la DSI avec les métiers, et parmi les chantiers à mettre en œuvre, deux sont particulièrement importants pour pouvoir envisager de recourir efficacement au cloud computing.

Le premier concerne la technologie. La consolidation, la virtualisation, l’adoption d’architectures applicatives orientées service (SOA) permettent de préparer le système d’information à cette nouvelle façon de satisfaire aux demandes des utilisateurs, mais aussi facilitent l’évaluation de chaque service rendu. Quelque soit le mode choisi, le cloud computing n’aura en effet d’intérêt pour la DSI que s’il lui permet d’améliorer ses niveaux de service et/ou de réduire ses coûts. Pour évaluer sa pertinence comme solution alternative, il lui faudra par conséquent pouvoir le confronter sur des critères équivalents aux autres options disponibles (achat de matériel, infogérance…). Par ailleurs, cette évolution technique va permettre de dresser un inventaire des services rendus, d’identifier les manques (ou les excès), et d’analyser la maturité de l’infrastructure et sa capacité à satisfaire durablement les niveaux de service requis par les métiers. Enfin, cela permettra de développer au sein de la DSI les compétences et la culture nécessaires pour manager des services, en particulier si des offres externes, ‘sourcées’ chez des opérateurs de cloud, viennent s’ajouter au catalogue de services.

La constitution d’un catalogue de services est précisément le deuxième chantier fondamental sur la voie du cloud computing. Le catalogue de services présente des unités d’œuvre chiffrées (capacité mémoire, disponibilité, délai de mise en œuvre…) et les tarifs correspondant. Présenté dans des terminologies correspondant à des enjeux métiers, et non techniques, le catalogue de service permet au client de sélectionner la prestation qui correspond le mieux à son besoin. Couplé à une architecture technique de référence, le catalogue de services permet ainsi d’établir la configuration nécessaire pour assurer les niveaux de service demandés en fonction, par exemple, de la criticité de l’application ou de la confidentialité des données. C’est cette correspondance entre un besoin métier, une solution technique et un tarif qui permet alors de constater s’il est, ou non, pertinent et avantageux de se tourner vers une solution cloud.

Bull accompagne ses clients vers le cloud

Que ce soit à travers leurs démarches d’optimisation de leurs infrastructures, d’industrialisation via l’adoption d’ITIL ou la flexibilité de leurs contrats d’infogérance, de nombreuses entreprises sont ainsi d’ores et déjà engagées sur la voie du cloud computing.

Quel que soit leur degré d’avancement et de maturité, Bull Advisory Services – la nouvelle entité de conseil en évaluation et optimisation des infrastructures de Bull – accompagne ses clients vers le cloud computing en les aidant à préparer leurs infrastructures et leur organisation, à structurer leurs relations avec leurs clients et, en fonction des besoins de ces derniers, à évaluer les opportunités offertes par ce nouveau mode de distribution des ressources.

Pour cela Bull Advisory Services fournit aux DSI des évaluations, analyses et recommandations sur tous les composants de l’infrastructure (serveurs, réseaux, stockage et archivage) et apporte une vision précise des besoins utilisateurs et de la maturité des dispositifs en place : éléments d’architecture, procédures ou niveaux de service. La nouvelle entité définit également des axes d’amélioration à moyen et long terme, donne des priorités dans des roadmaps de transformation, identifie et initialise les projets de virtualisation et de consolidation des architectures existantes.

Les consultants de Bull Advisory Services sont tous certifiés ITSM et s’appuient sur les méthodologies de GlassHouse Technologies, cabinet de conseil américain leader dans la transformation et l’optimisation des infrastructures, avec qui Bull a conclu un accord stratégique visant à offrir conjointement des services de conseil en infrastructure dans toute l’Europe en mars 2009.

Pour plus d’information >>> http://www.bull.com/fr/infrastructure/index.html

 

 


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