
Le 27 mai dernier, Bull organisait avec 01 Informatique un séminaire dédié aux infrastructures au cours duquel intervenaient plusieurs de ses grands partenaires ( EMC, Intel, VMwareet Schneider Electric) et des DSI de ses grands clients. L’objectif : faire le point sur l’évolution du Data Center et sa métamorphose. A l’occasion de tables rondes et de débats animés, les participants ont pu échanger sur les formidables évolutions en cours et les prévisions pour demain. Tour d’horizon.
Virtualisation, consolidation, automatisation : enjeu N°1 des Centres de données
Premier enjeu sur lequel se sont accordés les participants : la croissance formidable des Data Centers, à mesure que les systèmes d’information deviennent le premier levier de compétitivité – voire le moteur même de l’activité – des entreprises et services publics dans l’économie numérique. Corollaire : l’explosion des infrastructures, notamment dans le monde des serveurs standard : 5 millions de serveurs en 1996, 45 millions aujourd’hui avec le développement des infrastructures distribuées ! Une progression quasi exponentielle posant aujourd’hui aux entreprises plusieurs problématiques clés :
– La maîtrise de la complexité, non seulement au niveau des technologies, mais aussi des coûts d’exploitation et des besoins de sécurité
– L’explosion des dépenses énergétiques, appelant à une approche régulée, compte tenu des impacts environnementaux, mais aussi économiques.

Les chiffres sont éloquents : aujourd’hui, les coûts d’administration représentent 50% des budgets d’entreprise dans les Data Centers, les coûts énergétiques 25%, et les coûts matériels (serveurs, stockage) 25% seulement du total !
Conséquence : la volonté des DSI de réduire drastiquement ces coûts induits en consolidant, virtualisant et automatisant au maximum les serveurs distribués. Un retour de balancier vers la centralisation des SI, après le développement anarchique de l’informatique distribuée. Un processus déjà largement entamé dans le monde Unix (où virtualisation/consolidation sont natives pour la plupart des systèmes, en particulier AIX ®), mais en plein boom dans le monde Intel. Avantages : des coûts maitrisés, comme l’a souligné très concrètement le Directeur Infrastructures de La Poste Courrier, qui a annoncé avoir virtualisé avec VMware et Bull 600 serveurs, obtenant un ROI financier de 3 ans avec des gains majeurs en terme d’exploitation et d’agilité « Ce qui prenait auparavant des jours se compte aujourd’hui en heures, voire en minutes ! ».
Data Centers : en quête d’un SI dynamique ?
Si la virtualisation progresse très rapidement, avec environ 25% des serveurs équipés d’environnement de virtualisation et 30% des applications virtualisées dans les entreprises, le cap de la généralisation n’est néanmoins pas encore franchi. La raison? Parfois des facteurs organisationnels : réticence de certaines directions métiers à déléguer « leurs » serveurs, nécessité de revoir les processus et de ne plus raisonner serveurs, mais services, etc. Mais aussi et surtout quelques hésitations des DSI à virtualiser les applications critiques, soit du fait du manque de support de certains éditeurs – dont la plupart évoluent néanmoins favorablement – soit dans l’attente de fonctionnalités de classe mainframe (performance, fiabilité extrême, évolutivité) permettant de garantir une virtualisation transparente aux applications les plus sensibles. Une mutation essentielle et rentable puisque, comme le soulignait le Directeur Marketing de VMware, « Si l’on ne virtualise pas les applications critiques, on perd 60% des avantages de la virtualisation ».
La prochaine étape de la virtualisation apparait donc être la généralisation de la virtualisation des applications critiques. Une mutation dont Bull,depuis longtemps un acteur majeur dans le monde Unix avec son offre et ses services Escala™, est aujourd’hui le premier constructeur sur le marché à offrir une solution nativement dédiée dans le monde x86, avec ses nouveaux serveurs d’entreprise bullion™ . Des serveurs nativement dédiés à la virtualisation des applications critiques, bâtis sur les standards, mais héritant de tout le savoir-faire de Bull dans le monde des grands systèmes d’entreprise haut de gamme, pour offrir des fonctionnalités uniques : virtualisation native avec l’hyperviseur VMware, très grande flexibilité pour s’adapter à l’évolution rapide des besoins, simplification des infrastructures et administration puissante (amélioration de la qualité de service tout en réduisant le TCO) et haute disponibilité (support de type HA 999).
Une innovation qui vient encore enrichir l’offre globale de Bull en matière de Bio Data Center™ , une approche dynamique du centre de données, assurant sa gestion comme celle d’un organisme vivant, doté de technologies innovantes en matière de consolidation, de SLA et de gestion énergétique. Le résultat? Un Data Center capable de s’aligner dynamiquement sur la stratégie entreprise, adaptable, réactif et à haut ROI, afin d’offrir un levier de compétitivité maximum.
Prochaine étape : le Cloud privé ?
Agilité, flexibilité, évolutivité, puissance à la demande… autant d’attributs qui rejoignent une promesse et une vision montante dans le monde des SI : celle du Cloud Computing. Le Cloud serait-il l’étape ultime des Data Centers ? Si les grands acteurs du Cloud public (Amazon, Google, Microsoft…) promeuvent aujourd’hui auprès des dirigeants la simplicité et le TCO attractif de leur modèle, les contraintes d’expertise métiers, de sécurité et de souveraineté font aujourd’hui du Cloud une approche inadaptée à une grande partie des SI critiques d’entreprise – même si quelques applications peuvent être envisagées. Il n’en est pas moins un modèle technologique intéressant. IaaS (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service), SaaS (Software as a Service), etc.: les approches sont multiples. Mais les DSI sont unanimes : le Data Center du futur se situera certainement à la confluence des deux mondes, gardant les attributs d’expertise métiers, de sécurité et de souveraineté du Data Center, mais exploitant des technologies et des modes de gestion et de facturation inspirés du Cloud.
Le Cloud privé, hybride ou communautaire (mutualisé entre entreprises comme au sein d’une filière métier ou sectorielle, éventuellement chez un opérateur ou infogérant dédié) serait-il l’avenir du Data Center? Les participants sont unanimes sur ce point : « La question n’est pas de savoir si l’on ira vers une approche de type Cloud, mais quand ». Même s’ils soulignent aussi que la transition sera très progressive, et qu’il n’y aura pas de « Grand Soir » du Cloud. Surtout compte tenu du vaste héritage du passé et du portefeuille applicatif très diversifié des entreprises. A cet égard, et plus que jamais, les participants soulignent combien la virtualisation apparaît bien aujourd’hui comme la première étape de cette évolution, permettant de « cloudifier » les applications existantes sans réécrire une seule ligne de code. Une nouvelle démonstration de l’intérêt d’approches comme le Bio Data Center et de solutions comme bullion, qui apparaîssent bien comme des briques essentielles de cette transition.
Comme le soulignait en conclusion Daniel Le Coguic, Directeur Général Adjoint de Bull France, la métamorphose du Data Center suit la métamorphose rapide des technologies de l’information. Les défis de demain sont formidables. Du client lourd au smartphone et aux objets intelligents, on prévoit 50 milliards d’objets connectés en 2020, nécessitant des centres de traitements de plus en plus puissants, de véritables « centrales numériques ». Cloud, nanotechnologies, Extreme Computing, Open Source : des technologies et modèles d’innovation disruptifs sont en marche.
Plus que jamais, Bull, acteur européen majeur de l’économie numérique, est au cœur de cette mutation : dans le monde du Data Center lui-même, comme dans celui de l’Extreme Computing, laboratoire de résolution des nouvelles équations des centrales numériques du futur. Tera 100, conçu par Bull et le CEA, et annoncé cette semaine comme le 3e plus puissant supercalculateur au monde avec une puissance théorique de 1,25 Petaflops, en est une belle démonstration. D’ores et déjà, Bull et Intel travaillent à concevoir les technologies exaflopiques des 10 prochaines années, 1000 fois plus puissantes que le plus puissant serveur d’aujourd’hui. La métamorphose du Data Center est en marche. Elle n’est pas prête de s’arrêter. Plus que jamais, Bull compte être un acteur majeur de cette révolution.










