TRIBUNE
Juin 2010

Innover sans limite et sans compromis avec les supercalculateurs bullx. Entretien avec Fabio Gallo, Vice-Président des solutions Extreme Computing de Bull

Tweet 

Fabio Gallo

Moins d’un an après le succès du lancement du premier système bullx™, la gamme de supercalculateurs de Bull vient de s’enrichir d’une nouvelle référence. Pourquoi est-il nécessaire de développer différents systèmes ?

Dans tous les domaines, si vous visez le plus haut degré de performance, vous avez besoin d’un équipement qui soit parfaitement adapté. C’est aussi le cas du HPC. À la diversité des besoins correspondent différents systèmes, optimisés pour certains types d’usages ou d’algorithmes. C’est la raison pour laquelle Bull a construit graduellement une gamme qui est désormais une des plus complètes et performantes du marché. Les lames bullx, introduites en 2009, sont des « thin nodes » d’une densité exceptionnelle, c’est-à-dire qu’elles permettent d’associer une grande quantité de petits serveurs dans une architecture de type « scale-out ». Puis nous avons proposé une lame extrêmement innovante qui intègre nativement des accélérateurs GPU. Ce système hybride est directement issu de nos travaux antérieurs, notamment la machine Titane, que nous avons déployée au GENCI et qui reste le plus grand système européen à base de GPU. Enfin, nous lançons aujourd’hui notre série S, les « super-nodes », qui est conçue pour une architecture de type « scale-up », avec des composants plus gros, les « fat nodes ». Chaque approche a ses spécificités et ses avantages, et c’est pourquoi la gamme bullx se devait de couvrir l’ensemble du spectre technologique. Bien entendu, les différents modèles bullx sont compatibles et peuvent être associés au sein d’un cluster sur mesure de manière à conjuguer les atouts des différentes architectures et répondre précisément aux besoins d’un maximum d’applications.

Pouvez-vous donner quelques précisions sur ces super-nodes bullx ?
Ce sont des nœuds haut de gamme, des serveurs SMP quadri-processeurs, extensibles à 8, 12 ou 16 processeurs grâce à une technologie exclusive conçue par Bull. Dans leur configuration maximale, ils peuvent former un nœud de calcul extrêmement puissant, possédant jusqu’à 128 cœurs et 2 To de mémoire partagée. Ces super-nodes bullx, qui ont été conçus et développés par les équipes de Bull en coopération avec le CEA, sont à la base de Tera 100, le premier supercalculateur pétaflopique conçu et développé en Europe. Destiné au Programme de simulation français, Tera 100 est constitué de 4 300 serveurs bullx série S. Il intègre 140 000 cœurs Intel® Xeon® série 7500, ce qui en fait à ce jour le plus grand système jamais conçu autour de processeurs Intel® Xeon®. Ajoutons que tout l’environnement logiciel d’administration de Tera 100 a aussi été développé par Bull. C’est la suite logicielle pour cluster bullx qui assure l’intégralité des fonctions de gestion du cluster, depuis l’installation jusqu’à l’exploitation au quotidien. Tera 100 a été mis sous tension le 26 mai 2010.

Les super-nodes bullx, et les fat nodes en général, ne sont toutefois pas réservés aux systèmes pétaflopiques. Quels sont leurs avantages ?
Ces dernières années, l’émergence de clusters à base de serveurs standard a permis une réelle démocratisation du HPC. Cependant, toutes les applications ne sont pas conçues pour exploiter pleinement ces architectures scale-out. De plus, à partir d’une certaine taille, la quantité de nœuds nécessaires pour obtenir la puissance voulue peut devenir problématique. L’utilisation de fat nodes comme les super-nodes bullx permet de diviser sensiblement le nombre de nœuds de calcul (de 3 à 10), et donc de simplifier l’infrastructure. Cela facilite bien sûr le déploiement initial du cluster, mais surtout son administration au quotidien. Moins de composants, c’est forcément moins de problèmes potentiels. Enfin, les super-nodes bullx apportent une quantité de mémoire partagée très importante. C’est par exemple extrêmement intéressant pour les opérations de création de maillages, en climatologie, en aéronautique, en automobile, pour la simulation de crash ou de réservoirs pétroliers… Ça l’est également pour la mécanique des structures complexes ou en chimie et physique des matériaux, pour comprendre le comportement des composants au niveau moléculaire. Plusieurs de nos clients vont ainsi intégrer quelques super-nodes dans leur cluster pour disposer, à côté de leurs nœuds de calcul « fins », d’un serveur à forte capacité mémoire.

Avec la gamme bullx désormais complète, quelle est l’ambition de Bull sur le marché de l’Extreme Computing ?
Nous sommes ravis de l’accueil réservé à bullx. Quelques mois à peine après son lancement, les lecteurs du magazine HPC Wire l’ont élu meilleur supercalculateur au monde. Et, preuve que notre offre est en phase avec les attentes du marché, son succès commercial ne se dément pas. Les lames bullx viennent par exemple d’être choisies par Atomic Weapons Establishment (AWE) pour deux supercalculateurs de 35 téraflops chacun. AWE est au cœur de la défense du Royaume-Uni depuis plus de cinquante ans et nous sommes très fiers d’avoir obtenu sa confiance.

Pour continuer à répondre aux attentes de nos clients et les aider à repousser les limites de l’innovation, nous allons nous attacher à faire vivre et évoluer cette famille bullx, qui restera à la pointe de la technologie. Nous allons également continuer à développer les produits et les services autour de l’Extreme Computing. Nous avons déjà évoqué la suite logicielle pour cluster bullx développée par notre Centre de compétences Extreme Computing.
Bull propose aussi, à la vente ou en location, le container mobull™, un véritable Data Center mobile qui permet de déployer en un minimum de temps un nouveau centre informatique, qu’il s’agisse d’une infrastructure classique ou HPC. Bull propose aussi des solutions d’hébergement de systèmes HPC ou de vente de puissance de calcul à la demande. Plusieurs clients nous ont ainsi confié la gestion de leurs systèmes HPC afin de pouvoir se recentrer sur leur métier ou absorber des pointes d’activité. Depuis plusieurs années, l’Extreme Computing est un des piliers de la stratégie de Bull. Bull est le seul constructeur européen dans ce secteur et, avec 500 experts, nous disposons du plus grand pôle d’expertise HPC en Europe. Nous sommes aujourd’hui le challenger européen qui monte et qui gagne de très beaux projets. Notre ambition est de devenir le N° 1 en Europe dans ce domaine d’ici à 2015.

La série bullx S propose deux modèles
bullx S6010 : des nœuds de calcul haut de gamme compacts
Le format exclusif des nœuds bullx S6010 – des tiroirs en L de 1,5 U qui s’emboîtent tête-bêche par deux pour former un tiroir 3U – autorise une densité sans équivalent sur le marché dans sa configuration à 8 ou 16 processeurs (3 ou 6U). Conçus spécifiquement pour servir de nœuds de calcul, les S6010 embarquent les meilleurs composants pour cette fonction – et uniquement les composants nécessaires.
bullx S6030 : des nœuds de service avec des capacités de connectique et de stockage renforcées dans un format 3U
Les nœuds bullx S6030 offrent des fonctions avancées de connectivité, une alimentation redondante et des options de stockage étendues. Ils sont ainsi taillés pour faire des nœuds d’administration ou des nœuds d’entrées/sorties aussi efficaces que fiables.

Pour en savoir plus sur les supercalculateurs bullx >>

Tweet