Vous annoncez aujourd’hui une nouvelle génération de serveurs, novascale bullion™, basée sur une nouvelle architecture 100% Bull. Quel est votre objectif ?
Aujourd’hui, les Directions informatiques veulent et doivent reprendre le contrôle de leur parc de serveurs. Les systèmes d’information sont en effet soumis à une pression extrême. Il y a multiplication des sollicitations en entrée comme en sortie pour des traitements en temps réel. Il y a de plus en plus de sources d’information, de plus en plus d’utilisateurs, de plus en plus de données à prendre en compte dans des algorithmes de plus en plus complexes. Et l’on ne tolère plus la moindre indisponibilité du système, voire un simple ralentissement, car ceci se traduit immédiatement par une perte économique. Pour la DSI, il s’agit donc d’être capable de répondre à cette charge avec des niveaux de service très élevés, tout en maîtrisant ses coûts et ses ressources.
Or en moyenne, dans les entreprises ou les administrations, les serveurs x86, qui forment aujourd’hui l’essentiel du parc installé, sont utilisés à 10% de leurs capacités. C’est dans ce contexte que nous annonçons notre système novascale bullion. Fondamentalement, il doit aider les DSI à remettre de la simplicité au cœur du système d’information. Nous sommes convaincus que rendre les infrastructures plus simples, c’est la première voie à suivre pour diminuer les coûts, apporter de la flexibilité, fiabiliser les applications et réduire l’empreinte énergétique.
Apporter de la simplicité pour mieux reprendre le contrôle, n’est-ce pas une voie que tout le monde emprunte ?
Non, bien au contraire. La tradition, établie quasiment depuis l’ère du client-serveur – donc depuis les années 1980 – c’est en gros pour une application, un serveur. En clair, j’ai besoin d’une nouvelle application, j’installe un nouveau serveur et je le connecte au réseau. C’est tellement simple. Mais en apparence seulement. On imagine aisément le résultat au bout de quelques années. Evidemment, les DSI n’ont pas attendu aujourd’hui pour faire du nettoyage. Mais ce schéma n’est plus viable. Il faut une nouvelle approche. Pour atteindre cette simplicité, il y a multiples voies, de l’infogérance – Bull s’en est fait le spécialiste – à la virtualisation des applications critiques sur de grands serveurs. C’est dans cette dernière voie que novascale bullion montre tout son intérêt.
Alors, la recherche de la simplicité perdue passe par la virtualisation ?
Oui, aujourd’hui c’est un passage obligé, nécessaire. La virtualisation occupe désormais une place essentielle dans les stratégies informatiques, à la fois comme outil de rationalisation des ressources matérielles et de réduction de l’empreinte énergétique mais aussi comme plate-forme intégrée d’administration. C’est la raison pour laquelle Bull coopère étroitement avec VMware ; c’est un élément essentiel de novascale bullion, qui est nativement virtualisé. Ce couplage étroit matériel/virtualisation va faciliter le déploiement des applications critiques tout en offrant une excellente topologie du système d’information.
Le fait de prendre en compte la virtualisation dès l’origine va automatiquement permettre de tirer un bien meilleur parti des ressources disponibles et donc de rentabiliser l’investissement, en particulier par la réduction de la facture énergétique. C’est un aspect qu’ont particulièrement apprécié les premiers clients qui ont testé novascale bullion.
En quoi l’architecture de novascale bullion est-elle originale ?
Au cœur de cette infrastructure virtualisée, novascale bullion avec VMware en natif et bien d’autres composantes, vont faciliter la vie des DSI. novascale bullion est basé sur une architecture matérielle innovante, développée par Bull, qui permet de faire la synthèse entre les mondes x86 et 64 bits. C’est ce que nous appelons l’architecture MESCA. Nous avons tiré parti de la standardisation des composants électroniques et des possibilités offertes par le bus QuickPath Interconnect (QPI) d’Intel pour procéder comme les constructeurs automobiles : créer une plate-forme unique, susceptible d’accueillir différentes motorisations. On obtient ainsi une machine très évolutive, qui conjugue les avantages du standard x86 avec son immense porte-folio d’applications, sa simplicité d’utilisation combinés aux performances et à la fiabilité des systèmes 64 bits. On résout ainsi sans compromis le dilemme posé par les applications critiques de gestion. Et cette architecture unique est commune aussi bien à nos nouveaux serveurs bullx dédiés à l’Extreme Computing, qu’à novascale bullion pour la virtualisation des applications critiques sous VMware, ou bien à nos serveurs de classe mainframe qui tournent les applications gcos8.
Mais peut-on encore vraiment innover dans le matériel ?
Absolument. Avec novascale bullion, nous avons par exemple mis au point une méthode d’assemblage qui facilite l’évolutivité, puisqu’on peut monter de 4 à 16 processeurs avec une linéarité exceptionnelle. Dans un autre domaine, nous avons repensé l’alimentation électrique afin de renforcer la sécurité et d’améliorer l’efficacité énergétique. Et ces innovations sont 100% Bull. Nous en sommes très fiers ! Elles sont d’ailleurs souvent héritées de notre savoir-faire dans le domaine de l’Extreme Computing. Pour reprendre l’analogie automobile, avec l’architecture MESCA, nous faisons bénéficier nos clients traditionnels de technologies développées pour la Formule 1. A la différence près que nous leur apportons tous les outils pour piloter leur système d’information à 300km/h. En totale sécurité !










