INVITE DU MOIS
Janvier 2010

Bull aux quatre coins du monde avec l’AFD

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Avec Jean-François Arnal, Directeur des moyens informatiques, immobiliers et logistiques de l’AFD

L’Agence française de développement (AFD) a profité du renouvellement de ses équipements informatiques pour centraliser et homogénéiser son système d’information. Pendant un an, et en dépit de conditions parfois délicates, les équipes de Bull ont déployé la nouvelle infrastructure et le nouveau système de messagerie sur quatre continents dans plus de cinquante pays.

L’Agence française de développement (AFD) est un établissement public chargé de mettre en œuvre la politique d’aide au développement de la France à l’international et dans les collectivités d’Outre-mer. Présente sur quatre continents dans plus de cinquante pays, l’AFD finance et accompagne localement des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations, à stimuler le développement économique et à préserver l’environnement. En 2008, l’AFD a ainsi mobilisé 3,5 milliards d’euros qui ont notamment contribué à l’approvisionnement en eau potable de 4,4 millions de personnes ou à la scolarisation de 7 millions d’enfants.

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Sur le terrain, l’AFD aide les autorités locales, les organisations non gouvernementales ou les entreprises à réaliser leurs projets au moyen d’une large gamme d’instruments financiers et techniques, qu’il s’agisse de subventions directes, de prêts, de prises de participations ou d’assistance opérationnelle. Pour mener à bien cette mission, l’AFD s’appuie sur des dizaines d’applications informatiques, notamment des outils de gestion, de versement de fonds, de suivi de projet ou de communication.

Début 2007, alors qu’elle prépare le prochain renouvellement de son matériel informatique, l’AFD envisage de profiter de cette nécessaire opération pour redéfinir l’infrastructure globale de son système d’information.

Centralisation et homogénéisation

À l’époque, chaque implantation possède son propre système, ce qui complique les opérations de support et entrave considérablement le partage de l’information. L’AFD définit donc un nouveau schéma d’organisation du système d’information basé sur la centralisation et l’homogénéisation. « Cette approche permet de maîtriser le coût d’exploitation de nos systèmes et d’en améliorer la fiabilité et les performances tout en nous ouvrant de nouvelles possibilités fonctionnelles », résume Jean-François Arnal, Directeur des Moyens informatiques, immobiliers et logistiques (DMI) de l’AFD.

La solution consistera donc à doter chaque agence d’un serveur unique destiné aux opérations qui ne peuvent être rapatriées, à remplacer les 800 postes de travail et leurs périphériques par des équipements standards, et à renforcer les réseaux afin de renouveler le système de messagerie, d’améliorer les transmissions et de préparer le passage à la voix sur IP, qui représente un enjeu très important en termes de coûts et de fluidité des communications. Il s’agira en particulier d’adopter des approches différenciées et optimisées en fonction des ressources techniques locales (connexion satellite ou via des opérateurs locaux).

Bull, le bon profil

Cependant, pour que cette vision devienne réalité, reste une étape essentielle à accomplir : le déploiement. L’AFD compte en effet 67 implantations dans plus de cinquante pays, la plupart en voie de développement et où les infrastructures sont parfois limitées. Lorsque l’établissement lance son appel d’offres fin 2007, il est donc à la recherche d’un prestataire qui aura non seulement les compétences techniques et la présence internationale adéquates mais aussi l’agilité et la détermination nécessaires pour faire face à toutes les situations. Ce sera finalement Bull, dont le profil correspond à ces attentes, en particulier par sa capacité à assurer une couverture complète du périmètre géographique, soit directement, soit grâce à ses partenaires locaux.

Une préparation rigoureuse

Aussitôt commencent les préparatifs de ce déploiement hors norme.

Cette phase est cruciale dans la réussite du projet car les objectifs sont ambitieux : l’opération doit se dérouler de juin 2008 à juin 2009, et ce sont donc deux implantations qui devront être équipées par semaine. « Nous avions tous conscience que ce rythme ne pourrait être tenu que si tout était parfaitement organisé. Si nous voulions pouvoir être réactif face aux événements, il était essentiel de régler par avance toutes les questions techniques ou organisationnelles », insiste Jean-François Arnal.

Étant donné les conditions matérielles et parfois politiques dans certains pays, les contraintes logistiques et l’exigence absolue de sécurité constituent le défi majeur du projet. Calendrier, méthodologie,

répartition des tâches… tout est planifié avec soin. Suivant leur taille et leur situation, les agences sont réparties en six groupes homogènes pour lesquels sont définis des kits matériels standard. Une cellule de support technique est mise en place ainsi qu’une entité chargée des questions pratiques (visas, transport, hébergement…). Enfin, des déploiements pilotes dans trois implantations choisies pour leur représentativité confirment la nécessité de prévoir une semaine pour le bon déroulement de l’opération mais aussi la validité et la pertinence des choix techniques.

Aucun report malgré les impondérables

Chacun chargé d’une zone géographique, sept techniciens Bull venus du monde entier sont alors formés à Paris avant de parcourir les agences pour y installer les équipements avec l’aide d’équipes locales. Malgré les impondérables, les retards de livraison ou les lenteurs en douane, le projet ne déplore aucun report. Dans certains cas, la mission est parfois rattrapée par une actualité brûlante, mais la bonne préparation en amont permet de gérer efficacement ces situations en aménageant le planning des interventions.

En juillet 2009, comme prévu, l’ensemble des collaborateurs de l’AFD dispose d’un équipement flambant neuf dont elle apprécie aussitôt les performances et le confort d’utilisation. De façon générale, l’AFD constate la stabilisation de la qualité de ses communications, en particulier de la messagerie. « Le bilan de ce projet est très positif. Le fait d’avoir tenu le calendrier suffit à démontrer sa réussite, car toute difficulté technique ou organisationnelle se serait immanquablement traduite par un dérapage. Il y a eu une véritable osmose entre les équipes. Bull a vraiment pris la réussite de cette mission à cœur, ce qui a créé les conditions d’un partenariat exemplaire », se félicite Jean-François Arnal.

Reste désormais à l’AFD à exploiter tout le potentiel de cette nouvelle architecture qui ouvre d’importantes perspectives en termes de partage de l’information. De nombreux projets destinés à accroître la collaboration au sein du réseau sont d’ores et déjà envisagés tandis que d’autres pistes concernent la gestion de la connaissance ou la généralisation de la visioconférence. Autant d’améliorations opérationnelles qui rejailliront sur la qualité de l’aide qu’apporte quotidiennement l’AFD à des centaines de projets de par le monde…

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