25 avril – Sécurité : l’une des premières priorités des organisations belges
A la suite de plusieurs incidents de sécurité graves, les entreprises belges ont pris davantage conscience qu’il ne fallait pas badiner avec la sécurité. Parallèlement, les gens se rendent compte qu’il n’y a pas assez de mesures prises aujourd’hui et que les réseaux sociaux semblent être l’un des maillons faibles des stratégies de sécurité. Telles sont certaines des conclusions tirées d’une enquête menée par le spécialiste de la sécurité Bull durant le salon InfoSecurity qui s’est tenu en mars, à Bruxelles.
126 personnes au total ont participé à l’enquête. Celle-ci avait pour but de recueillir l’avis des répondants sur cinq scénarios inspirés de la réalité. « Nous avons préféré demander aux gens ce qu’ils pensaient de cas concrets plutôt que leur poser des questions abstraites », explique Adele Folletti, security practice manager chez Bull Belux.
Selon les répondants, les sociétés investissent dans la résilience principalement à cause de quelques catastrophes spectaculaires qui se sont déjà produites et qui ont eu de graves conséquences sur le plan de la sécurité. 55 pour cent des personnes interrogées déclarent qu’il s’agit de la principale raison poussant les sociétés à investir dans la résilience. Un tiers pense que le principal souci a trait au risque de perte financière et de dégradation de la réputation en cas de rupture de l’activité. Un répondant sur cinq évoque des législations de gouvernance d’entreprise comme Sarbanes-Oxley, Bâle etc. … tandis que 15 pour cent estiment que les entreprises analysent les meilleures pratiques de leurs concurrents pour élaborer leur propre stratégie de résilience.
Les visiteurs d’InfoSecurity pensent également que les entreprises mènent une stratégie proactive en matière de sécurité. Près de six répondants sur dix (59%) pensent que les sociétés créent proactivement des plans de continuité opérationnelle, les testent et implémentent les technologies voulues pour étayer ces plans. Quarante pour cent déclarent que les entreprises adoptent un comportement essentiellement réactif: elles ont peut-être quelques procédures d’urgence et de gestion des risques, mais elles n’ont pas de plan de garantie de la continuité opérationnelle ni de plan de restauration après un sinistre correspondant à ces procédures.
Les sociétés ne font que très peu confiance aux solutions cloud pour les opérations de sauvegarde et de stockage. Seuls 44 pour cent des répondants avouent qu’ils opteraient pour le stockage et la sauvegarde dans le cloud s’ils avaient la responsabilité opérationnelle d’un département IS. Parmi ceux qui font confiance à la technologie cloud pour le stockage et la sauvegarde, huit sur dix (79%) veilleraient à ce que le système soit régulièrement testé pour être sûrs de pouvoir récupérer toutes les données en cas d’urgence. Vingt-et-un pour cent se fieraient à des accords contractuels avec le prestataire de services.
L’enquête menée à InfoSecurity révèle que les gens croient dans les campagnes de sensibilisation pour garantir la sécurité. Confrontés à un scénario dans lequel la société décide de distribuer des smartphones à tous ses employés, soixante pour cent des répondants indiquent que le responsable de la sécurité devrait lancer une campagne de sensibilisation, pour apprendre aux utilisateurs de smartphones à ne pas échanger d’informations sensibles via ce type d’appareil. Dix pour cent feraient tout simplement confiance au cadre de sécurité existant ; pour trente pour cent des répondants, le responsable de la sécurité devrait arrêter le déploiement des smartphones, lancer une analyse et revoir le cadre de sécurité existant.
Les réseaux sociaux semblent être l’un des maillons faibles de la sécurité des entreprises. Selon les répondants, un employé sur cinq est susceptible de partager directement sur les réseaux sociaux des secrets de sa société concernant une avancée technologique par exemple, tandis que quarante-trois pour cent partageraient ce type d’information par le biais de messages privés dans le cadre de conversations directes. Les participants à l’enquête pensent que seuls trente-sept pour cent ne divulgueraient pas ce genre d’information confidentielle.
“Ce sondage montre clairement que les organisations mènent une réflexion active à propos de leur stratégie de sécurité”, conclut Adele Folletti. “Les contraintes de sécurité augmentent de jour en jour, souvent pour des raisons de conformité à des règles et législations. En aidant les organisations à mettre en œuvre des mécanismes de sécurité axés sur l’opérationnel, les clients ne sont plus obligés de choisir entre confiance et productivité. Avec Bull, la sécurité informatique participe activement à la promotion du développement de l’activité métier d’une entreprise. »






