15 Novembre 2010 – Nouveaux contrats pour Bull dans l’informatique à haute performance
Le groupe informatique français Bull vient d’élargir sa clientèle dans le domaine de l’informatique extrême. Ces derniers mois, Bull a enregistré plusieurs commandes de superordinateurs bullx. Bull se porte bien sûr aussi candidat pour l’obtention de contrats qui seront prochainement attribués par des universités flamandes et wallonnes.
En septembre, Bull annonçait la livraison d’un superordinateur au centre de recherche français Genci (Grand équipement national de calcul intensif). Avec cette nouvelle acquisition, la France entend concrétiser son engagement dans le cadre du programme européen PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe). Baptisé Curie, le superordinateur du Genci offre une capacité maximale de 1,6 Pétaflop, ce qui en fait le superordinateur le plus puissant d’Europe et lui assure une place dans le Top 3 mondial. Le nouveau superordinateur sera fourni en deux temps : une première livraison est prévue fin de l’année et une seconde en octobre 2011. Il sera utilisé par des scientifiques de toute l’Europe dans le cadre du programme PRACE.
Un peu plus tôt, Bull avait annoncé la livraison d’un troisième superordinateur à l’Atomic Weapons Establishment au Royaume-Uni. Baptisé Blackthorn, ce nouveau superordinateur est l’un des tout premiers au monde à utiliser les puces Intel dernier cri : les Xeon Westmere à 6 cœurs. Au total, Blackthorn compte 2160 processeurs de ce type répartis entre 1080 lames. Sa capacité de stockage atteint 750 TB et sa performance maximale 145 TéraFlops, ce qui en fait d’emblée l’une des plus puissantes plateformes au Royaume-Uni. Blackthorn est affecté à la recherche scientifique et à la tenue à jour de l’arsenal britannique d’ogives nucléaires dissuasives.
L’an dernier, Bull lançait sa nouvelle plateforme bullx pour superordinateurs, une innovation élue ‘best server product/technology’ de l’année par le site web spécialisé HPCWire. Bullx a déjà enregistré plusieurs succès, notamment avec le Tera100, entré en service cet été au CEA (Commissariat français à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives), et dont la capacité de pointe atteint 1,25 Pétaflop.
“L’informatique extrême fait partie de l’offre de Bull,” rappelle Saskia Van Uffelen, CEO de Bull Belux. “Aujourd’hui, les solutions d’informatique extrême représentent déjà 15 pour cent de notre chiffre d’affaires et ce pourcentage ne fera qu’augmenter dans les prochaines années.”
Bull est aussi explicitement candidat à la livraison d’un superordinateur au Supercomputer Centrum flamand. “Pour les scientifiques flamands, il est essentiel de disposer d’une puissance de calcul suffisante pour pouvoir effectuer leurs recherches. Un chercheur qui a à sa disposition le plus rapide des superordinateurs jouit d’une avance technologique de six à huit ans sur le chercheur le plus intelligent qui ne dispose que du numéro 500 dans la liste des supercalculateurs. La Flandre doit donc oser investir dans de puissants équipements. C’est la raison pour laquelle Bull soutient l’objectif poursuivi initialement par le gouvernement flamand à travers la Fondation Hercules - un projet qui vise à acquérir un superordinateur susceptible de se classer dans le Top 100. Pour l’exécutif flamand, il est capital de choisir un “vrai” superordinateur, et pas simplement un puissant PC. Cela implique peut-être aussi la mise en place d’un nouveau business model articulé autour de l’informatique à haute performance dont les chercheurs pourraient profiter au maximum.” Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d’impliquer non seulement les milieux académiques mais aussi les entreprises qui ont besoin d’une puissance de calcul phénoménale pour effectuer des simulations par exemple.
L’année prochaine, plusieurs projets d’informatique extrême démarreront dans les milieux universitaires wallons également. Ici aussi, Bull est bien décidé à remporter une part du marché.
Riche d’une expérience acquise lors de la réalisation de plusieurs projets d’informatique extrême à grande échelle, Bull Belgique est convaincu de pouvoir relever les défis liés à ces dossiers belges. “En Europe, aucune entreprise ne possède autant d’experts en superordinateurs que Bull,” précise Saskia Van Uffelen. “Bull compte plus de 500 spécialistes de l’informatique extrême pouvant être affectés à ces projets.”





